Le système de santé publique des îles Canaries traverse une période des plus critiques. Ce qui avait commencé comme une protestation contre la réforme de la réglementation nationale a dégénéré en confrontation directe entre les médecins et le service de santé des îles Canaries. À ce stade, les deux camps semblent aux antipodes, et bien que… Le gouvernement régional tente de calmer les esprits. Avec une proposition économique, les représentants des travailleurs affirment que le problème va bien au-delà de l'argent, pointant du doigt un manque de respect institutionnel qui a finalement épuisé la patience du groupe.
La situation est, il ne faut pas se leurrer, très préoccupante pour le citoyen lambda. Avec des milliers de rendez-vous médicaux en suspens et une liste d'attente qui ne cesse de s'allonger, l'atmosphère dans les centres de soins est extrêmement tendue. Les médecins disent être à bout de nerfs et que… La charge de travail excessive est insoutenable.De son côté, l'administration se défend en arguant qu'elle a consenti un effort budgétaire sans précédent pour tenter d'apaiser les professionnels qui, selon elle, ne reconnaissent pas la valeur des améliorations déjà mises en œuvre.
Un impact sans précédent sur les soins de santé et l'économie

Les chiffres résultant de ce conflit sont stupéfiants et témoignent de l'ampleur de la crise qui frappe le système de santé de l'île. Depuis le début des grèves, plus de 57 000 rendez-vous ont dû être reportés et près de 1 500 interventions chirurgicales reprogrammées. Si l'on ajoute à cela les quelque 3 000 tests diagnostiques non réalisés, la situation devient critique. Au total, 61 700 services de santé ont été touchés. Cette situation plonge des milliers de patients dans une incertitude totale. Le ministère régional de la Santé n'a pas caché son inquiétude, qualifiant la situation de dramatique pour le système de santé.
Du point de vue des finances publiques, le déficit engendré par ce conflit est considérable. On estime que chaque jour de grève représente une perte d'environ 6 millions d'euros, ce qui porte le montant total à un montant important. L'impact économique cumulé s'élève à 150 millions. en euros. Cet argent, perdu dans la paralysie du système, est l'un des arguments avancés par le gouvernement pour exiger l'arrêt immédiat des mobilisations, sous prétexte que les dommages causés à la santé des citoyens sont, dans de nombreux cas, difficiles à réparer à court terme.
La proposition du gouvernement : est-ce suffisant ou juste un pansement ?

Pour tenter de remédier à la situation, le Service de santé des îles Canaries a proposé un ensemble de mesures comprenant des améliorations en matière de rémunération et d'organisation. Le point clé est l'augmentation du taux horaire des gardes, qui s'élève actuellement à environ 23,9 € (le plus bas d'Espagne) et que l'administration Elle vise à porter le prix à 28 euros.Cela représenterait une augmentation de 20 %. Par ailleurs, un système de primes a été proposé, prévoyant une augmentation de salaire à partir du sixième quart de travail par mois, une mesure qui a suscité de vives tensions avec les syndicats.
Cependant, les médecins ne semblent pas disposés à accepter l'accord sans poser de questions. Le Syndicat médical des îles Canaries (CESM) a qualifié l'offre de honteuse, arguant qu'elle ignore des aspects fondamentaux tels que… pauses obligatoires après des quarts de travail de 24 heures ou la régularisation des astreintes. Pour les professionnels, le fait que davantage d'astreintes soient financièrement incitées est une contradiction flagrante, car leur principale revendication est de réduire la pénibilité du travail et non d'être simplement mieux payés pour travailler jusqu'à l'épuisement.
Outre l'aspect économique, le ministère de la Santé a promis un plan de renforcement des soins primaires, limitant le nombre de patients que les médecins généralistes et les pédiatres doivent voir par jour. Si l'idée paraît séduisante sur le papier, les travailleurs restent sceptiques et exigent la mise en œuvre de ces mesures. Les promesses sont mises par écrit et présenter une situation financière irréprochable. La méfiance est telle que certains ont même demandé que le président du gouvernement des îles Canaries prenne lui-même en charge les négociations afin de garantir que tout accord conclu soit respecté une fois pour toutes.
Un conflit à deux volets : national et régional

Il est important de comprendre que cette grève n'est pas un problème isolé pour les îles, mais qu'elle a une origine commune avec le reste du pays. Une partie des griefs est dirigée contre le ministère de la Santé en raison de réforme du Statut-cadreLa loi régissant les conditions de travail de tous les professionnels de santé en Espagne. Les médecins réclament une réglementation spécifique à leur profession, une demande qui a fédéré les médecins de différentes communautés autonomes au sein d'un front commun contre le gouvernement central.
Mais aux îles Canaries, la situation est aggravée par le mécontentement suscité par les accords régionaux non respectés de 2023. Le syndicat UGT a également fait entendre sa voix, soulignant que certains médecins ne sont payés que 12 euros de l'heure pour les gardes et que [incompréhensible - peut-être « du travail est en cours »]. des journées marathon pouvant atteindre 27 heures Des manifestations consécutives sans interruption notable. Ce mélange de frustration envers la direction locale et de rejet des lois nationales a créé un cocktail explosif qui a finalement éclaté dans les rues des principales capitales des îles Canaries.

La réalité actuelle est que, malgré les tentatives de rapprochement, les tensions restent vives et une solution ne semble pas se profiler à l'horizon. Le ministère de la Santé affirme avoir recruté plus de mille professionnels ces dernières années et que le budget ne permet guère plus, tandis que les médecins préviennent que, sans réformes structurelles, le système de santé publique des îles s'effondrera. il finira par s'effondrer complètementC'est une bataille d'endurance où, malheureusement, ce sont les citoyens qui en paient le prix, voyant leurs rendez-vous reportés mois après mois sans date précise en vue.